Imprimer

VOIES « INITIATIQUES » VERS L’EVEIL

Article D`Emmanuel-Yves Monin

Il y a quelques années, alors que, sous le vocable dénaturé de « sectes », étaient « attaquées » maintes dites « nouvelles religions » (NMR) par des groupements qui perdaient, à cause d’elles, leurs prérogatives en ce domaine, le terme « philosophies » avait été substitué à « spiritualité » et autres « écoles de sagesse ». Et ceci nous semble fort judicieux, l’étymologie de ce vocable-ci exprimant bien l’attirance pour la seule Sagesse unitive, quelles qu’en soient les voies d’approches, les multiples dits « chemins » ou « voies initiatiques » !

LES CHEMINEMENTS :

Regardons tout de suite le BUT : "La fin de la philosophie est cette très excellente délection qui ne souffre aucune interruption ni défaut, c'est-à-dire cette véritable félicité qui s'acquiert par la contemplation de la vérité " (Dante) (1), par l'au-delà de la sagesse connue qui n'est que "vertu" ("Les sages l'outrepassent", dit Confucius)(2) : c'est la possession de cette Sagesse, l'absorption dans l'objet d'amour du philo-sophe, qui fait de lui un nouvel être, androgyne et autonome, le Sage véritable, "possédant la connaissance de toutes choses, dans la mesure où cela est possible, c'est-à-dire sans avoir la science de chacune d'elles en particulier" ; non pas la seule "connaissance sensible" qui, étant commune à tous les hommes, "est facile et n'a rien à voir avec la Sagesse" ; mais la "science de l'universel" (3), des "réalités suprasensibles" (Sylv. Maurus), cette "science maîtresse ( ) qui connaît en vue de quelle fin chaque chose doit être faite, fin qui est, dans chaque être, son bien et le souverain Bien de l'ensemble de la Nature" (3) et qui déploie alors sur la Terre, par ses divers amoureux, ses 3 formes humaines :

+ la Sagesse populaire (Voie  plus ou moins « longue » et  naturelle)

+ la Sagesse émotionnelle du philosophe conventionnel et du professeur de philosophie (Voie longue, non naturelle)

 + la Sagesse plus élaborée, déjà méta-physique des "prophètes" (4), et sa réalité métaphysique : la Sagesse originelle, toute englobante, du Voyant des Sagesses des prophètes et des autres, sagesse qui doit être incarnée totalement, en ce point ultime, et non pour "jouer le rôle de philosophe" ! (5) : Voie courte, voire directe, car à la fois artificielle et naturelle : incarnationnelle !

voies-initiatiques-vers-l-eveil
Voie longue…

 

LE CHEMIN :

En chaque instant de l’existence, ce qui se fait naturellement, « c'est la résolution des questions les plus pressantes et les plus ardemment agitées" (Schelling) ; symptomatiquement, les philosophes français, depuis les années 70, ne "s'intéressent plus guère à ces grandes questions que sont l'origine, le temps et l'identité" ; ces "nouveaux gouroux" (Nouvel Observateur 12/7/76) questionnent l'actualité et les politiques... Les autres cherchent la possibilité de "tirer de tout (… ) des lumières plus étendues sur la nature intime des choses et surtout celle de l'homme" (6), une attitude aux conséquences frustrantes, dans une voie que Confucius qualifierait de "vertueuse", car "quelque éclairé qu'on soit, il y reste toujours des choses qu'on ne peut pratiquer" (2)... De plus, leur manque de vision renforce cette philo-anti-sophie-anti-éveil, aux oeuvres multiformes et délétères, symbolisée, au théâtre, par exemple, par un Ionesco, un "Pirandello, philosophe de la désillusion et de l'absurde" (Monde 10/4/96), etc.

SE SITUER ICI ET MAINTENANT : Savoir, comme Socrate l’exprimait, qu'on ne sait rien ! Réaliser, comme Epictète, que "le commencement de la philosophie, c'est de connaître notre faiblesse et notre ignorance dans les devoirs nécessaires et indispensables" (5), ce que le soufisme émet par : "si un profane prend conscience que son coeur est aveugle, il se peut alors se faire qu'il devienne clairvoyant" (7)...

Peut-on dire que, autrement, c’est-à-dire sans cette conscience de notre pulsion ou désir, tout n’est que littérature et distraction ?

Oui ! Ainsi, lorsque l'on conçoit réellement le But et lorsque l'on part véritablement du Début ainsi exposé, le Milieu n'est alors que... Rebut, "cuistreries délirantes", et l'on ne « voit plus qu'erreurs, là où régnait l'infaillibilité" ! (8) On lit des "philosophes qui n'expliquent rien" (Schelling) ou qui nient "au lieu d'expliquer" (Leroux) ; "vain leurre" (Epitre aux Colossiens) que cette philosophie dont certains des maîtres finissent par se suicider ! Nous n’allons pas citer leurs noms, parmi les célèbres maîtres es-sagesse du XXeme siècle français !

De plus, il faut bien admettre, dans l'optique que nous avons définie, que les philosophes actuels "ne nous invitent plus à comprendre que leur propre système. Or, un système philosophique n'est pas fait pour être compris : il est fait pour comprendre" ! (8).

Dans les « cafés philo », comme dans les cours de « philo », on répètent les pensées, les doctrines, les limitations intellectuelles de chaque célébrité officialisée ! Et à chaque rapporteur son étiquette : Kant, Sartre, Bourdieu, Foucault, Derrida, Heidegger… Loin de toute vision synthétique du « beau, du bon, du vrai » ! Sans connaissance des Maîtres du Moyen âge ou des philosophies orientales authentiques !

Et « ailleurs », les religions dénaturées en morales et distractions sentimentales, comme les « nouvelles religions » ; certes un pis-aller très utile (dit justement J.Evola), mais endoctrinant à la « décadence » !

La remise en question de cette activité philosophique multiforme nous ramènera à la nécessité primordiale du constat d'ignorance, au dépassement des "sagesses" et à la conclusion suivante : tout n'étant que recherche de compréhension, de mieux-être, de bonheur, quelques formes que cela prenne, y compris les formes "aberrantes" (au regard d'autrui !), tous les êtres humains font de la philosophie et sont philosophes !

Chacun est donc sur un « Chemin initiatique » ! Très bien pour tout être humain, ainsi, mais lorsque les théories doctrinales  sont bancales, quelle vanité (inconsciente) de les promulguer comme « paroles d’évangile » ! D'où les problèmes tant sociaux que… planétaires qui découlent des  messages des chercheurs en Chemin qui vantent le but qu’ils n’ont pas atteint !... Symptômes de l’exotérique pris pour l’ésotérique, des pensées pour les Idées, du bien-être pour la Libération-Révélation-Unification…

voies-initiatiques-vers-l-eveil
Voie courte…

 

EVEIL ?

Voilà pourquoi une séparation se fit un jour, dans les années 90, entre Philosophies... et Philosophies de l'Eveil...

Promettant, prônant, assurant un éveil à une réalité enfin autre, au-delà de l'amour de la Vérité, de la Sagesse, de l'Intelligence, etc., au-delà de la séparation amant-objet aimé, au-delà des rapports seulement intellectuels, toujours faussés par de nouveaux paramètres (toujours oubliés par d'autres élaborateurs de philosophies). Une "non-philosophie" s’exposait alors, la "vision-en-Un", la "pensée de l'Un plutôt que de l'Etre" (9)... ou au-delà encore, là où, pour le passage, le Zen conseille : "Laisse tomber le couteau de boucherie, deviens bouddha, (l'Eveillé) en cette vie" (10) et l'Alchimiste brandit le glaive au-dessus de l'Oeuf (11).

Pour les philosophes anciens comme pour tous ceux qui, aujourd'hui, prennent le mot philosophie dans son acception originelle, parler de « Philosophie de l'Eveil » est user d'un pléonasme ou d'une redondance ; mais combien nécessaire ce vocable, on l'aura compris, pour maintenir la souvenance de l'expérience qu'elle propose !

Qu'est donc l'Eveil, en vérité, vers lequel les dits chemins initiatiques sont censés conduire ?

LES EVEILS :

Ah ! ce terme ! Nous le rencontrons partout dans le vocabulaire ordinaire ! Des "techniques d'éveil", d'éveil à la musique, à la danse, de cours d'éveil aux mathématiques, d'éveil à l'amour, d'éveil au sentiment de la nature, tant d'acceptions et d'implications divergentes ! Ainsi lisons-nous que des "activités d'éveil ( ) historique, géographique, social, politique, biologique", etc. sont "développées comme possibilités d'accès à la connaissance " (12) ; ici, un jeune militaire va "s'éveiller à des réalités et des énigmes dont il ignorait tout "en mourant à son enfance" et "entrant en adolescence" (13) ; ici, on suppose qu'à la lecture d'un livre, le lecteur a ressenti un "éveil initiatique" (14) ; ici, une émotion amoureuse, un parfum enivrant, et la vie change de registre : « c'est l'éveil avec découverte du goût de vivre, de sa créativité, de son corps" (15). Là, "un premier éveil d'imagination littéraire" (16) ; là l'activité libre... de l'élève (sic !) par une éducation d'éveil !... (17) Ailleurs, la distinction physiologico-psychologique entre "éveil externe" de l'état de veille où le sujet doit "performer au mieux une tâche qui le relie à son environnement" et "éveil interne" du sommeil paradoxal "renforçant périodiquement les caractères héréditaires de la personnalité d'un individu" (18)... et même éveil assimilé à "l'ivresse produite par la morphine, l'éther, l'alcool" (W.James) ou le peyotl (H. Ellis) (19).

Alors, oui ! "En chemin vers quel éveil", comme s'interroge Gabriel Marcel... "ou peut-être vers quelle aurore ? Vers quelle lumière ?" Avec comme souhait le "mystère", "le sentiment de servir", son "humanité" (20)... ou en chemin vers "l'inconcevable, inaccessible aux pensées" par le "Yoga de l'Eveil" (21), après avoir su "fouler au pied quoi que ce soit qui est rêvé" (22), pour "l'accomplissement de toutes les qualités et l'élimination de tous les voiles" (23) ?

Entre relativités extérieures parcellaires : connaissance de, éveil à..., relativités intérieures parcellaires ("Eveil à soi, éveil à Dieu") (24) et relativité première (de la notion d'absolu) avec : Connaissance, "Eveil suprême" (25) : que de démarches, que de marche, que de recherches !

Entre "je suis resté éveillé toute la nuit", "j'ai éveillé en lui un désir" et l'Eveillé (= Bouddha) ; le passage de l'exotérisme à l'ésotérisme, du cheminement initiatique à l'Initiation véritable.

Rappelons l'histoire, hindoue ou soufie, de ce disciple d'une voie initiatique qui, illuminé par une révélation, s'écriait : "Je comprends tout ! Avant, je rêvais ; aujourd'hui je vois !" et qui se rendit compte, bien des années plus tard, que ce jour-là, il rêvait encore...

Relisons Gustave Meyrinck : "Il n'est rien dont l'homme ne soit aussi fermement convaincu que d'être éveillé ; alors qu'en réalité il est captif d'un filet de sommeil et de rêve qu'il a confectionné lui-même ( ). Etre éveillé est tout ( ). Ne crois pas que tu l'es déjà. Non ; tu dors, et tu rêves. ( ) Avance d'éveil en éveil" (Visage Vert).

 

ALORS ?

Très flou, donc, ce terme "Eveil", dans le langage habituel ! Les dictionnaires, simplifiant, en font en général un synonyme de Réveil... Essayons, nous, de répertorier et de classer les mots voisins pour découvrir le cheminement proposé par les Philosophies de l'Eveil :

REVEIL : vision du binaire ("Je sais que je ne sais pas": Socrate ; "Que sais-je ?" : Montaigne ; cela est "cuistrerie" : Revel ; "quand le cerveau découvre ses propres limites" : Krishnamurti (26).

VEILLE : surveillance du binaire (Recherche philosophique, Méditation).

ÉVEIL : dépassement du binaire par vision unitive (le "Sage" qui subit et accepte cette révélation, soit mentale (idée), soit émotionnelle (choc), soit physique (image), découvre quelque chose qu'il ne connaissait pas, soit sous forme nouvelle (pensée, émotion, apparence), soit en tant qu'émotion nouvelle (sensation, sentiment), soit en tant que nouvelle idée (image mentale, appréciation, valeur). Il est alors capable de dépasser "sa propre perfection pour y faire tendre les choses" (2) ; c'est alors :

L'ÉVEILLÉ : avec vision, surveillance du binaire depuis l'Unité. ("Celui qui ne sait que pour lui et n'agit que sur lui, mais enseigne tout et sanctifie tout par le rayonnement de son mental purifié"...(26)

Eveil signifie donc passage en un inconnu ; ce concept, au-delà des relativités des différents niveaux de conscience humains, et en ultime conceptualisation de ces relativités et de sa relativité, amène la définition suivante : l'inconnu que fait découvrir la Philosophie de l'Eveil sous-entend ce qui n'est ni moi, ni l'objet de ma connaissance binaire habituelle ; l'inexprimable, par conséquent, mais pouvant connaître et moi et l'objet de ma connaissance.

Pénétration alors en "méta-physique", au sens originel du mot (au-delà de la nature), équivalent jadis de "philosophie", en Europe, et équivalent permanent dans le soufisme, le bouddhisme, etc. ; ce qui nous permet d'y retrouver la Sophia originelle, le "Don de Dieu" (Luc 21.15). Pénétration entière, car le philosophe du véritable Eveil (ou le vrai Philo-sophe) est lui-même Sophia : "sa volonté s'ajuste et s'accorde à tout ce qui arrive", non point par passivité, mais par identité entre Créateur et Observateur, "troisième terme digne du Ciel et de la Terre" (2).

Le Soufisme rapporte : "il voit ce qu'il lui incombe de voir" (28)... Giordano Bruno : "Toute muraille renversée, il est tout oeil face à l'horizon" et Pierre Feuga : "Il ne sait plus qu'il est (éveillé). Il n'a pas trouvé quelque chose "d'autre, il s'est retrouvé" (29)... Epictète l'identifie sans tergiverser à "un dieu" (VI.49), ce que les "hérétiques" chrétiens justifient d'après Jean X-34 ("N'est-il pas écrit dans votre loi : vous êtes des dieux ?").

Pas passivité, pas soumission à un dieu extérieur (symbolisé par "Seigneur, que ta volonté...") : ce serait la seule Sainteté, "vertu" et non Sagesse authentique, comme le fait savoir Confucius : "Fuir le siècle, souffrir sans regrets d'être ignoré et inconnu des hommes est une chose qui n'est possible qu'à un Saint" (2)... Comme Socrate, "inconnu à la plupart des hommes" en son temps, "ravi d'être philosophe sans le paraître, sans enseigne", il ne cherche pas à "réformer le monde", à être "utile aux autres", "ce que font tant d'hommes sitôt qu'ils ont goûté la philosophie du bout des lèvres" ; désirs jamais frustrés, craintes bien placées et qui préviennent tous les maux ; mouvements réglés et convenables, desseins formés avec réflexion, et consentements qui ne sont jamais suivis de repentir" (5) (Epictète).

 

QUI ?

Irons-nous chercher des philosophies de l'Eveil parmi ceux qui ont "avalé quelques préceptes de philosophie et (vont) ensuite les enseigner (pour) attirer l'admiration" de ceux qu'ils disent "fous", ou garderons-nous, dans nos rencontres, le souvenir de la définition d'Epictète : "Un philosophe ? C'est un homme qui, si tu veux l'écouter, te rendra libre" ? Car qu'apprend-il, cet Eveillé-Eveilleur, par ses réponses et son exemple ? "A suivre les dieux, à régler tes désirs et à faire un bon usage de tes opinions". Certes, "long" et difficile de comprendre, surtout aujourd'hui, "ce que c'est que les dieux, les désirs, les opinions" (5), ces concepts étant profanés !...

D'une telle philosophie ultime, tous les humains en sentent la nécessité vitale, mais les "passions qui les aveuglent sur ce qui les gène, qui les condamne et les combat" leur font préférer des philosophies relatives, celles qui donnent l'impression de comprendre, l'occasion de parler, d'être flatté, et ce, même si les conséquences s'en révèlent inutiles ou destructrices. AnaLogisme opposé à AnaGogisme ; "vaine perte de temps", certes, bien que parfaitement nécessaire pour ne pas s'exposer "aux illusions, aux égarements et autres maladies de l'âme" (27)... Rationalisation pour vision future de cette rationalisation !

voies-initiatiques-vers-l-eveil
Voie directe…

 

LA VOIE :

La Voie pour l'Eveil véridique direct, alors ? Est-ce celle émanant de ces "philosophes du premier ordre, semblables à un esprit" ?(2)...

La Voie pour l'Eveil véridique, mais à plus longue échéance ? Toutes les voies relatives des philosophies relatives qui enseignent les vérités, les perfections, les "auxiliaires, les règles de conduite" (30)... car qui, "à moins d'être vraiment intelligent, éclairé, saint, sage, et de porter ces vertus célestes au plus haut degré ( ) pourra jamais connaître le comble de la perfection" ? (2).

Toutes les traditions visant à l'Eveil assurent de même de la nécessité de l'exotérisme avant l'ésotérisme, de l'enseignement des Petits Mystères avant les Grands, du Petit Véhicule avant le grand ou la Voie Adamantine (29) ; rencontrer Hermès le Trismégiste (trois fois grand) avant son fils (déclare Karuna Platon), le "fils des sagesses" né du mariage d'Hermès et de la Nature parfaite. Ne faut-il pas l'union de Sophia et du Logos pour "l'Enfant Parfait" ? (31).

Les philosophies de l'Eveil, ainsi, sont présentes dans tous les "chocs" révélateurs ("L'Ebranlement, le Tonnerre" dira le Yi-King !), dans tous les engendreurs "d'horreur" puisque, ou l'aura compris, "chaque horreur devient une voie d'accès à l'éveil" (32), lorsque les voies d'éveil "traditionnelles" ne sont plus de mode ou trop difficiles d'approche ! D'où les tableaux récapitulatifs suivants :

QUELQUES PHILOSOPHIES DE L’EVEIL EN FONCTION DES TROIS METHODES QU'ELLES OFFRENT:

* Dialectique : pour la Conjonction des Opposés ; s'ouvrir au binaire terrestre (oui-non).

Joutes oratoires, lectures, cogitation, réflexion, voyage-confrontation, rencontres, couple, métier, apprentissage avec maître (métier), mathématiques, sciences pures, arts martiaux, sports.

* Symbolisme : pour la Réconciliation des opposés par leurs correspondances ; le multiple rassemblé en deux polarités.

Tantrisme, hermétisme, alchimie, mythologie, médecine, astrologie, tarots, numérologie, magie, géographie sacrée, yin-yang.

* Réceptivité : pour la Coïncidence des opposés ; négation du binaire terrestre.

Culte de l'unité-sans-second, zazen, mysticisme, védantisme, via-negationis (voie apophatique), taoïsme, amour courtois, enseignements prophétiques, musique sacrée, psalmodies, spectacles sacrés, jeux pour enfants, usage rituel des hallucinogènes, toutes les influences événementielles : cloche, rencontre, appel, upagurus, champs magnétiques, morpho-génétiques.

Dans tous nos ouvrages, nous avons suffisamment exposé et proposé ces différentes approches de l’Unité-sans-second dans tous nos ouvrages, que ce soit par l’au-delà du sentimentalisme limitatif (Voie du Couple, De la Chevalerie à la Libération, le Son du Désert, la Mécanique des Relations, George Sand, etc ?) ou par l’approche inhabituelle (mais « traditionnelle) des « réalités » (Manuscrit du Druide, Esotérisme du Petit Prince, Message d’Elvis Presley ou des Tapisseries de la Dame à la Licorne, Langue des Oiseaux), ou par la toute-unifiante Dodécalogie et la Réintégration des Structures de l’existence

A chacun la « voie » qu’il « sent » préférer, que ce choix se passe à partir de ses limites émotionnelles eu intellectuelles ou depuis son « juste » Ressenti d’origine directement ontologique ! Voies que l’Alchimie dénomme longue ou courte… Peu importe… Tous les Chemins mènent à OM ( !)… le son universel au-delà de toutes pensées, pour la manifestation naturelle des Idées !

 

Emmanuel-Yves Monin

 

 

NOTES

*1 Dante : Le Banquet (III XIII-10, XI-14).

*2 Confucius : L'invariable Milieu (Nice, 1952).

*3 Aristote : Métaphysique (982a 5, 10, 20).

*4 Voir Ibn'Arabi : La Sagesse des Prophètes (Albin Michel, 1974).

*5 Epictète : Maximes.

*6 Fabre d'Olivet : Histoire philosophique du genre humain (Ed. Tradit., 1991).

*7 L'Archange Empourpré, 21 Passim in : L'Archange Empourpré : Sohravardi (Fayard, 1976 et  L'Homme et son Ange : H. Corbin (Fayard, 1983).

*8 J.F. Revel : Pourquoi des Philosophes ?.

*9 F. Larvelle : Philosophie et Non-philosophie (Liège, 1989).

*10 cité dans L'Ivresse d'Eveil, faits et gestes de Ji Gong, le Moine fou (Deux Océans, 1989).

*11 Michel Maier : Atalanta Fugiens, Emblême VIII.

*12 Sciences sociales à l'Ecole Elémentaire (Recherche Pédagogique, 1978).

*13 Ch. Juliet : L'Année de l'Eveil (P.O.L., 1989).

*14 J. d'Arès : L'Eveil Initiatique (Atlantis, 1982).

*15 K. Chopin : L'Eveil (Liana Levi, 1990).

*16 sur G. Sand (Larousse, 1933).

*17 Institut Pédagogique National : Cahiers de Documentation (Pour une Education d'Eveil), 1969.

*18 P. Etèvenon : Du rêve à l'Eveil (Albin Michel, 1987).

*19 Olivier Sacks : L'Eveil (Seuil, 1993).

*20 Gabriel Marcel, *2 En Chemin, vers quel Eveil (Gallimard, 1971). Eveil à Soi, éveil à Dieu, essai sur la Prière (Centurion 1971).

*21 Tara Mickaël : Le yoga de l'éveil dans la tradition hindoue (Arth. Fayard, 1992).

*22 Jean d'Encausse : Philosophie de l'éveil (Courrier du Livre, 1972).

*23 La grande Voie graduée vers l'éveil Une citation fort explicite à noter également (soufie ou grecque ?) : "Cet Art qualifié de "sagesse" par excellence -car il constitue la limite extrême du savoir philosophique, tout en étant lui-même illimité".

*24 H. Le Saux : Eveil à Soi, Eveil à Dieu, essai sur la Prière (Centurion, 1971).

*25 R. Linsen : L'Eveil suprême (courrier du Livre, 1970).

* 26 L'Eveil de l'Intelligence (Stock, 1985).

*27 A. Pavot : Sagesse secrète et Taô d'Occident (Véga, 1954).

*28 Un jour, avec un groupe de soufis : in L'Archange empourpré, op. cité note 21.

*29 Pour l'éveil (Cerf, 1989).

*30 Dalaï Lama : Comme un éclair déchire la nuit (Albin Michel, 1992).

*31 L'Homme et son Ange. Passim in : L'Archange Empourpré : Sohravardi (Fayard 1976), L'Homme et son Ange : H. Corbin (Fayard, 1983).

*32 cité dans L'Ivresse d'Eveil, faits et gestes de Ji Gong, le Moine fou (Deux Océans, 1989).