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A propos de l'ouvrage: "George Sand Troubadour de l'éternelle vérité"

GEORGE SAND, Troubadour de l’Eternelle Vérité. d' Yves Monin (Emmanuel) GEORGE SAND, Troubadour de l'Eternelle Vérité.

Article de J. P. Franc
paru dans "Les Cahiers Bretons "AR GWYR N° 143

GEORGE SAND, Troubadour de l'Eternelle Vérité, d' Yves Monin (Emmanuel)

Emmanuel, l'auteur de ce livre a dégagé de l'œuvre de G. Sand, toute la valeur spirituelle qu'elle contient, et pour qui: «C'est le salut de l'Humanité toute entière d'enseigner l'idéal aux hommes, la faveur d'être admis à la Table Ronde.»

Cette visionnaire des temps futurs pressentait «qu'une autre littérature se prépare et s'avance à grands pas, intérieure, ne relevant que de la conscience humaine, n'empruntant au monde des sens que la forme et le vêtement de ses inspirations, dédaigneuse de la puérile complication des épisodes, ne se souciant guère de divertir et de distraire les imaginations oisives, parlant peu aux yeux mais à l'âme constamment».

Cette manière d'interpeler le lecteur, «c'est l'appel au réveil», lui dire, vous aussi : «Lèves-toi et marche!». C'est lui rappeler que seules sont réelles: «les vérités éternelles, universelles qui de tout temps, sur toute la planète, permettent de comprendre le sens de l'existence et de la vivre en état de plénitude et de sérénité; la «parole de Vie», la «Parole de Vérité de l'Esprit de Vérité».

Comment faire découvrir cette «parole de Vérité?» George parvient à nous initier par «la lecture symbolique»... «Mais on peut comprendre intellectuellement sans comprendre véritablement»... Aussi a-t-elle recours à «la lecture anagogique (transcendante)» où «c'est l'implication qui la permet. C'est l'effet du miroir, la réflexion non mentalisée de la Loi de Similitude, le Semblable allant au Semblable, vérité de base de toutes les traditions!»... Citant maintes fois Pythagore: «Il faut donc premièrement devenir homme et seulement après, vouloir devenir Dieu.»

C'est pourquoi, après «les avoir rassemblées, notées, rappelées, ces images de base (de toutes les traditions) les avoir incarnées, ces bases», ces principes sacrés de la morale et de la justice humaine, dans votre existence terrestre, vous octroie à vous, sans que vous ayez à la «briguer, la faveur d'être admis(e) à la Table Ronde de vos chevaliers».

Considérée, ici et maintenant, l'œuvre de G. Sand est «Européenne», par le fait «d'avoir su sélectionner ainsi les Héros fondamentaux, les Images de base, les Figures de proue, non seulement de «l'esprit français», mais de tous les peuples qui entourent la France.

Tous les héros de George et elle-même ressentent le besoin de GUERIR: «Cette capacité naturelle qui permet de soigner par imposition des mains ou par de bonnes paroles, elle induit la physiognomonie, la lecture de «l'esprit» de l'autre».

Aussi ne soyons aucunement surpris du comportement personnel de George. «C'est l'ETRE ANDROGYNE», ni homme, ni femme en vérité, enfant «dans l'âge mûr»; l'une de ces «divines figures, créations sublimes du Grand Artiste de l'Univers»... Flaubert ne disait-il pas de la Dame de Nohant, qu'elle était «un grand homme», et désirait se faire aimer «comme un brave garçon».

D'ailleurs les ouvrages de George «sont de véritables CATALOGUES DES VERTUS», des nobles facultés, des «hautes pensées» des Grands instincts de l'Age Patriarcal.»

Mais, «le drame de tous les êtres humains», c'est que «le fond est noble» car la «conscience (est) invisible»; hélas est scindé en deux, «l'Humanité également»... «Le PEUPLE SUIT, dans son «esprit moutonnier» et sa torpeur d'esprit» également... Il ne se gouverne «point par les Lois Divines», il fait «marche arrière».

Alors, que «c'est bien là, dans la Révélation directe, qu'est la Vérité éternelle qui réconcilie les Opposés! Sans besoin d'églises autres que la Nature tout entière!»... de «l'Infini» dont «l'esprit de l'homme est une image abrégée, mais fidèle et complète»; elle est révélée dans le «petit sanctuaire, la pagodine intérieure où, sans rien dire à personne, on se réfugie pour contempler et rêver le beau et le vrai.»

George dans ses écrits restitue l'Homme Vrai à sa juste place cosmique: «l'Homme Noble n'est pas d'une caste humaine spécifique mais, «de la véritable noblesse, celle du cœur et de l'intelligence»... «Savoir ce que l'on est afin de savoir ce qu'il faut ETRE»; les «droits» et les «devoirs» de l'Homme.» Ainsi retrouvons-nous en tant qu'humain notre véritable place dans le plan cosmique de la Création, car «la Force est en soi», cette force terrible (souvent) qui a été mise dans la Nature (et l'humain) pour tout créer ou tout briser en vue de l'équilibre universel; rien n'est à demander, la Providence, ou la Vérité, l'Ame universelle, la Sagesse, ou quels que soient les autres noms de cet UNIQUE Moteur, agit seule, comme elle veut, quand elle veut!

Ce livre de recherche sur la vraie personnalité de Aurore Dupin, Baronne Dudevant dite George Sand, qui ramènerait ses écrits à quelques Maximes serait justement de «jeter la lumière de la synthèse sur les différentes parties de son œuvre»... «Nous ENSEIGNER ainsi, que le but est dans l'UNITE de Soi, par la VISION des opposés, de ces opposés qui se cherchent dans le monde du sentiment» et «qui doivent se recontrer».

Et comme Yves Monin faisons nôtre sa conclusion finale:

«Vous étiez née AURORE...»
Vous fûtes embrasée de la foi, de «l'amour divin dans le fond de (votre) âme et le ciel sur (votre) tête...»
Vous fûtes sereine et consciente...
Vous avez indiqué comment et pourquoi...

Alors, «A vous de cœur, et en avant»... et «que qui se sent coupable se fâche.»

J. P. Franc

Les Cahiers Bretons
AR GWYR
N° 143